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Laszlo Beke Extrait de « Eléments fonctionnels dans l’exposition Janos Saxon-Szasz et Eléonore Bak » (traduction) Dimension Cachée, Institut Français de Budapest, 2003 … L’autre composante de l’exposition est formée de deux « paysages sonores » d’Eléonore Bak… Elle est construite sur la notion d’absence et sous forme d’installation, elle est en grande partie de caractère immatériel. Son travail à mon sens exemplaire est paru sur un CD dont le titre ERRATUM #2, appuie ma conviction qu’ici aussi c’est Marcel Duchamp qui a été source d’inspiration, lorsque dans Erratum Musical et là dans quelques concepts d’avant-garde le son retentissant dans l’espace était supposé être une sculpture. Sur la bande on entend des sons aigus réalisés avec un générateur de fréquence. Parfois, ils sont aux frontières de l’audible et très inhabituels pour l’oreille. Comme installation cet ensemble sonore n’est pas visible et d’une certaine discrétion, mais il articule l’espace dans la mesure où il change d’intensité lorsqu’on se déplace. On peut y associer les notions comme « antenne » ou « points de connexion » que nous trouvons chez Saxon-Szasz. Dans la mesure où on se réfère ici à la réflexion systématique de l’artiste visuel, on peut rappeler aussi que Laszlo Moholy-Nagy a également organisé le monde physique en structures continues passant l’une à l’autre sans interruption (le visible, l’invisible, l’audible et les zones de fréquences qui ne sont plus perceptibles à l’oreille nue), et les accords d’Eléonore Bak sont faciles à intégrer dans ce spectre sonore de la discrétion… |